Lieutenant-colonel Paul Rosewitz
par le Major Michelle Faucher, Comité des AP de la CIOR

Le Lieutenant-colonel Paul Rosewitz de la Réserve de l’armée américaine est membre du Comité du Partenariat pour la Paix (PPP) de la CIOR. Il vit à Stuttgart, en Allemagne, mais il est actuellement affecté au Camp Butmir à Sarajevo, en BosnieÅ]Herzégovine, où il habite.

En 1986, le Colonel Rosewitz, officier d’artillerie de campagne au sein du 1/89th Field Artillery basé à Tulsa, en Oklahoma, a commencé en tant que réserviste conventionnel, c’est-à-dire qu’il servait une fin de semaine par mois et suivait un entraînement d’une durée de deux semaines chaque année. Il s’est ensuite inscrit dans le Programme de Gardes de l’Active et de la Réserve (AGR), qui est un engagement à temps plein en tant que réserviste, en 1997.  

Le Colonel Rosewitz est membre à vie de l’association des officiers de réserve (ROA) des É.Å]U., depuis qu’il a obtenu le grade de capitaine en 1993. Il avait déjà entendu parler de la CIOR, mais il ne s’est pas trop engagé, étant donné qu’il s’intéressait à d’autres activités au sein de la ROA. Quand il a été muté au Commandement américain en Europe, il a été affecté comme liaison des affaires de réserve auprès du siège social de l’OTAN et de la Réserve de l’armée allemande. Peu après, le Chef – Plans et politiques lui a demandé de participer à un symposium du PPP de la CIOR à l’extérieur de Varsovie pour représenter l’EUCOM et donner une séance d’information. Pendant qu’il se préparait pour la visite, on lui a dit que plusieurs pays du PPP et nouveaux membres de l’OTAN voulaient participer, mais qu’ils n’avaient pas de financement. Il a travaillé avec le personnel de l’EUCOM et, grâce au programme Warsaw Initiative Fund (WIF), il a pu obtenir un financement pour permettre à 10 officiers de divers pays de participer. À partir de ce moment-là, il est devenu accroché à la CIOR. Aujourd’hui, il assiste et participe aux activités de la CIOR à titre de représentant de l’EUCOM et il l’apprécie.

« Ce que j’aime le plus de la CIOR, c’est d’avoir l’occasion de travailler avec des officiers d’autres pays, d’apprendre comment ils procèdent à la résolution des questions et des problèmes tout en pouvant leur offrir la possibilité d’en apprendre sur les forces militaires américaines grâce à mon expérience », explique le Colonel Rosewitz.

« Les É.Å]U. contribuent encore énormément aux activités l’OTAN et de coalitions dans le monde. En tant que jeune officier de la Réserve, je n’avais pas eu l’occasion de travailler aux côtés d’officiers de différentes nationalités. Dans le contexte actuel, nous le faisons tous les jours. Je crois que c’est important de comprendre que, même si nous sommes des alliés ou des partenaires de coalition, cela ne veut pas dire que nous serons toujours d’accord ou que nous interpréterons les choses de la même façon. Toutefois, en travaillant ensemble sur les questions délicates comme l’aide aux pays émergents par l’entremise du processus du PPP et en rencontrant nos partenaires pour recueillir leurs points de vue, dans un cadre tant formel qu’informel, nous pouvons mieux obtenir une vision du monde. Alors que les frontières s’estompent, il est essentiel de comprendre nos voisins et nos partenaires de partout dans le monde », ajoute-t-il.

Grâce à son expérience au sein de la CIOR, quand le Colonel Rosewitz est arrivé à son poste à Sarajevo dans le J5 (Division de la planification) du siège social de l’OTAN, il comprenait déjà la structure, le mandat, les articles, la terminologie et les procédures de l’OTAN. À ce quartier général, le commandant est américain, le commandant adjoint allemand, le chef des opérations espagnol, le chef de l’Équipe d’intervention de l’OTAN (NAT) italien, et l’équipe du J5 est constituée d’un  officier britannique, qui est le chef, d’un officier danois et de lui-même.

« Le fait de participer à la CIOR, et plus particulièrement au Comité de Partenariat pour la Paix, m’a permis d’acquérir une plus grande compréhension des pays avec lesquels je travaillerais au sein du personnel du siège social de l’OTAN et des pays du PPP dans la région où je suis actuellement affecté. Je crois que travailler dans un milieu international ne peut que m’aider dans de prochaines affectations pour saisir les difficultés du travail dans le cadre d’une coalition et pour mieux comprendre le besoin de faire preuve de diplomatie, de coopération et de souplesse afin d’établir un cadre de coopération efficace », affirme le Col Rosewitz.

Alors que l’OTAN va de l’avant avec son programme de PPP, elle travaille avec les trois pays du Plan d’action pour l’adhésion*, la Croatie, l’Albanie et l’ex-République yougoslave de Macédoine (FYROM), qui cherchent à devenir membre à part entière de l’OTAN. La CIOR a joué un rôle clé pour aider dans ce processus. Comme l’explique le Col Rosewitz : « Le Comité du PPP a été l’hôte de deux Ateliers des jeunes officiers de réserve, un dans la FYROM et l’autre en Albanie. J’ai eu l’occasion de participer à l’Atelier de la FYROM à titre de chef de groupe. Aujourd’hui, à Sarajevo, les forces armées de la Macédoine servent au sein de l’EUFOR de l’Union européenne; elles fournissent le soutien par hélicoptère et dirigent la clinique du camp. La BosnieÅ]Herzégovine est maintenant un pays du PPP et travaille à créer un service de réserve pour compléter ses forces armées actives. J’ai le plaisir de pouvoir travailler avec le ministre de la Défense de la BosnieÅ]Herzégovine au nom de l’OTAN pour contribuer à ce processus. »