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Un dentiste de la CIOMR mord à belles dents dans le crime Ce qui suit ressemble à un cas tiré de la série télévisée « Les experts ». Une femme est trouvée assassinée à son lieu de travail un samedi. C’était la seule personne qui travaillait à ce moment-là. Parmi le petit nombre d’éléments de preuve, il y a un bonbon retrouvé dans une corbeille à papier. L’État prouve que les poubelles avaient été vidées la veille et que la femme assassinée est la seule personne à s’être trouvée dans la pièce à part le meurtrier. On fait appel au docteur David W. Johnson, un dentiste légiste, pour étudier les éléments de preuve. Celui-ci prouve que les empreintes laissées sur le bonbon sont celles du conjoint de la femme, ce qui le place donc sur le lieu du crime. À l’époque, on ne pouvait pas faire une analyse de l’ADN. Il s’agit d’un des nombreux cas où l’on a fait appel au docteur Johnson pour témoigner en qualité d’expert. Le docteur Johnson, un réserviste de la Force aérienne ayant le grade de colonel, agit en tant qu’expert consultant pour la Montana Law Enforcement Academy. En 1985, il a terminé un préceptorat postdoctoral en odontostomatologie légale et en criminalistique à l’Oregon Health Services University. Il a depuis obtenu le statut de chargé de cours, tant à l’American Academy of Forensic Science qu’à l’American Academy of General Dentistry. À titre de dentiste légiste, le docteur Johnson travaille dans la branche de médecine dentaire qui s’intéresse à la façon appropriée de manipuler et d’examiner les preuves dentaires ainsi qu’à la bonne façon d’évaluer des preuves dentaires et de les présenter en cour. Ceci comprend l’identification dentaire, l’identification des empreintes dentaires et les questions liées aux fraudes dentaires. Ses compétences sont très appréciées par les forces de l’ordre. « J’ai agi à titre d’expert consultant dans des causes qui m’ont été soumises par des shérifs de comté, des services de police et le Département de la justice du Montana », indique le réserviste. J’ai aussi agi en tant qu’expert dans des cas d’identification soumis par le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, le National Dental Image-Information Repository du FBI et même le Département de la santé et de la protection des animaux du Montana. » Dans la cause concernant le Département de la santé et de la protection des animaux, le docteur Johnson a aidé à identifier une meute de chiens maraudeurs qui tuaient des moutons. Une autre cause intéressante sur laquelle le docteur Johnson s’est penchée est l’affaire d’un tueur en série qui est dépeint dans le livre intitulé « To Kill and Kill Again ». Wayne Nance, le tueur en série, a laissé de nombreuses parties de corps dans les collines situées à proximité de Missoula, au Montana. Le docteur Johnson a aidé à identifier deux des victimes « Jane Doe » par leurs empreintes dentaires. Lors d’un autre cas, il identifia les empreintes dentaires dans l’affaire d’une jeune fille que trois hommes avaient ramenée d’un bar. « La dernière personne à s’être trouvée dans le camion ramenant la jeune fille à la maison l’a agressée et lui a mordu le nez pendant qu’il l’étouffait », explique le docteur Johnson. « On a retrouvé le corps de la jeune fille près de la voie ferrée quelques jours plus tard. La marque de morsure sur son nez indiquait que le suspect avait été sur les lieux du crime et à cause de la position et de la profondeur de la morsure, il ne pouvait utiliser une autre excuse. » Pour le docteur Johnson, toutes les causes sont intéressantes. « Chacune prend un tour particulier », dit-il. Sur le plan militaire, le colonel est attaché à l’Institut de pathologie des forces armées. Son travail, en tant qu’enquêteur en odontostomatologie légale, comprend la fourniture d’informations dentaires sur les militaires tués dans la guerre globale de la terreur et lors d’autopsies au dépôt mortuaire de la base aérienne de Dover, dans le Delaware. « Au dépôt mortuaire du port, nous essayons d’identifier tous les restes humains à l’aide de trois moyens : les empreintes digitales, la fiche dentaire et l’ADN », a dit le docteur Johnson. « Dans certains cas, nous ne pouvons recourir aux trois méthodes. Les empreintes digitales peuvent être brûlées dans un incendie intense. S’il est impossible d’obtenir les empreintes digitales, l’identification dentaire est le moyen le plus rapide pour confirmer l’identité. La plupart de nos héros tombés au combat ont été identifiés à l’aide des trois méthodes. » Le colonel, qui a servi dans les Forces pendant 36 ans, travaille à temps plein en tant que dentiste à un hôpital de Great Falls, dans l’État du Montana.
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