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AJOR à l’œuvre : un réserviste des Marines joue un rôle crucial lors d’un entraînement international aux armes non létales Une mobilisation, voilà bien la dernière chose à laquelle s’attendait le Capt Roberto Rodriguez (USMC) lorsqu’il s’est joint à l’Individual Ready Reserve après avoir quitté le service actif. Mais son ensemble de compétences particulières comblait un vide, et c’est pourquoi il a été affecté en service actif à titre de renfort individuel mobilisé (IMA) auprès du détachement des Forces maritimes en Europe en 2006. Présentement stationné à Stuttgart (Allemagne) à titre de chef de veille chargé du centre des opérations et de la force de garde, le Capitaine Rodriguez a aussi participé au programme 2007 de l’AJOR à Riga (Lettonie). Ce réserviste a une vaste expérience du travail avec les pays de l’OTAN et de l’entraînement aux armes non létales des militaires des pays membres du PPP. La mobilisation en Allemagne du Capitaine Rodriguez le fait voyager. Étant l’un des principaux experts mondiaux en armes non létales, ses compétences sont fort appréciées. Ce réserviste de l’Illinois est récemment revenu d’un service temporaire en République de Géorgie, où il a entraîné la 2e Brigade, 22e Bataillon de l’Armée de Géorgie en tactiques, techniques et procédures d’infanterie. « Les soldats géorgiens sortaient tout juste de l’instruction élémentaire, et nous leur avons enseigné des tactiques d’infanterie avancées comme la navigation terrestre par les mouvements hors route », souligne le marine, qui a servi de commandant adjoint à 53 soldats de Géorgie, ce pays du Partenariat pour la paix (PPP) qui tente d’obtenir son adhésion à l’OTAN. « J’ai aussi fait la démonstration d’adresse au tir et de façon d’effectuer des tirs précis sur les ennemis et de les placer dans un dilemme tactique. » Pendant ses sept mois en service temporaire, le Capitaine Rodriguez a enseigné aux soldats géorgiens des techniques de tir d’assaut et de combat terrestre rapproché en zone urbaine, les arts martiaux du Corps des marines et les transmissions radio. Bien que ce réserviste s’exprime déjà en espagnol, en allemand et en anglais, cela ne lui a été d’aucune utilité pour apprendre rapidement la langue kartuli (géorgien). Il a choisi de se concentrer sur des mots et des expressions clés, et de communiquer principalement par le truchement d’interprètes. « Même si nous disposions de 36 interprètes pour nous aider à traduire, c’était extrêmement difficile de rendre le sens du message avec exactitude, souligne-t-il. Je passais mon temps à m’inquiéter de la perte de sens par suite de la traduction. Les officiers géorgiens n’étaient pas habitués à la quantité de détails et de renseignements qu’ils devaient comprendre et apprendre. Ce fut une véritable révélation pour eux de bien saisir leur responsabilité à titre d’officiers menant des soldats. » Le Capitaine Rodriguez a trouvé que l’aspect le plus fascinant de l’Armée géorgienne était sa « riche culture guerrière » remontant à des siècles. Plus récemment, soit en 1991, le pays s’est séparé de l’U.R.S.S. et a élu son premier président. « C’est enraciné dans leur perception d’eux-mêmes, ils se voient comme des guerriers, et même lorsque nous parlons, ils font fréquemment référence à des guerriers géorgiens qui vivaient il y a six ou sept siècles. » Le réserviste des Marines affirme que cette expérience est l’une des missions militaires les « mieux appuyées » à laquelle il ait jamais pris part. « Nous leurs avons donné de tout (aux soldats géorgiens), des grenades propulsées par fusée jusqu’aux sous-vêtements, précise-t-il afin d’expliquer le niveau de soutien et d’intérêt apporté à cet ancien État soviétique. Nous leur avons même fourni des simulateurs d’artillerie pour tester leurs drills d’action immédiate face au tir entrant. Ce fut une expérience formidable pour les soldats et pour moi. » Le Capitaine Rodriguez indique que la meilleure partie de sa mission en Géorgie consistait à répandre « l’éthos du guerrier » du Corps des Marines. « Cela m’a aussi donné l’occasion d’interagir avec un nouveau groupe culturel et de leur montrer que les Américains sont des gens qui aiment la diversité et l’entraide et qui ne cherchent pas uniquement à se protéger eux-mêmes. » Le Capitaine Rodriguez s’est enrôlé dans le Corps des Marines après un bref passage dans les Forces maritimes. Il est issu d’une famille de militaires : son grand-père a servi lors de la Deuxième Guerre mondiale, son père a servi au Vietnam, son frère aîné a servi au sein de la Force aérienne, et ses deux autres frères sont aussi des Marines. Ce réserviste, qui a formé des centaines de membres de forces internationales à l’échelle de la planète, est l’un des principaux instructeurs militaires en armes non létales. Diplômé de la Public Orders School du Royaume-Uni, le Capitaine Rodriguez a agi à titre de consultant lors de l’élaboration des instructions permanentes d’opération israéliennes sur les armes non létales. Il était aussi l’un des principaux planificateurs du sommet et de l’exercice des capacités de l’EUCOM 2007 sur les armes non létales, événement auquel participaient des représentants de 23 pays différents. Il a aussi enseigné les armes et des techniques non létales à des soldats d’Ukraine, de Géorgie, de Moldavie et de Macédoine pendant l’Exercice Sea Breeze. Il estime que les partenariats de l’OTAN et du PPP demeurent essentiels à la stabilité dans le climat géopolitique volatil d’aujourd’hui. « Ces partenariats multinationaux renforcent les relations et lient les cultures et les peuples en un groupe cohésif, explique-t-il. Maintenant, lorsque les officiers géorgiens regardent la télé et qu’ils voient des Marines ou d’autres Américains qui se battent quelque part, ils se diront peut-être : "Je me demande si le Capitaine Rodriguez va bien." Je me suis fait des amis pour la vie et j’espère avoir contribué à créer une perception positive de ce que sont réellement les Américains. » |
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