La présidence de votre CIOR  -- En ligne et en marche
Par le Capt Henry Plimack
 
Juillet et août ont été des mois fertiles pour la direction de la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR). D’abord, s’inspirant du plan d’action qui avait été établi, la présidence a annoncé la présence de la CIOR sur l’Internet.  Puis, le nouveau président a traversé la frontière pour assister à la convention nationale de l’association des officiers de réserve des États?]Unis (US ROA), à San Antonio, Texas.

Le président canadien lance un défi à l’association des officiers de réserve des États?]Unis (US ROA) 

S’adressant aux dirigeants de l’association des officiers de réserve des États?]Unis et aux 700 membres réunis (US ROA), le président de la CIOR, le Capitaine de vaisseau Carman McNary, a mis au défi les délégués de se tenir à jour à l’égard des questions de leadership auxquelles la CIOR est désormais confrontée. Il a également présenté son concept sur la CIOR à l’ère du changement, mettant l’accent sur les principes directeurs que sont « le renouvellement, la pertinence et les résultats ».

Renouvellement, pertinence et résultats

Concernant le renouvellement, la CIOR s’attaquera aux questions de gouvernance difficiles ayant des incidences sur la viabilité à long terme de l’organisation, notamment l’amélioration de la responsabilité comptable et de l’administration. Outre la validation de programmes clés, la CIOR réformera également la compétition militaire afin de la rendre plus accessible à ses membres. Enfin, le Capitaine de vaisseau McNary insiste sur l’importance d’affecter à la CIOR « les bons officiers, au bon moment, possédant l’expérience et les antécédents appropriés ». Selon lui, le renouvellement de la CIOR dépend de la disponibilité des réservistes en service ayant une expérience opérationnelle et engagés dans des projets internationaux envers l’OTAN et certains pays. En même temps, grâce aux expériences qu’offre la CIOR, les officiers sont en mesure d’apporter dans un nouvel emploi les compétences qu’ils ont acquises en travaillant dans un environnement international et interarmées.

Le Capitaine de vaisseau McNary ajoute que la CIOR s’efforcera de démontrer sa pertinence aux intervenants clés et d’améliorer cet aspect encore davantage. Ainsi, l’organisation a connu d’importantes réalisations au nom de l’OTAN, dans une capacité non officielle « d’ambassadeur » auprès des pays du PPP, rôle qu’elle entend poursuivre et développer. La CIOR a un rôle important à jouer au moment où l’OTAN s’engage plus avant vers l’est, tend vers le sud à participer au Dialogue méditerranéen et soutient des opérations en Afrique, sans parler de son rôle direct et de son leadership en Afghanistan. Ce rôle prendra encore plus d’ampleur au cours des deux prochaines années. Ces activités sont tout à fait conformes aux objectifs du Comité militaire de l’OTAN, comme l’a indiqué le Général Henault, président de ce comité, au congrès de la CIOR en juillet.

La CIOR mettra aussi l’accent sur son rôle consultatif auprès de l’OTAN, donnant aux réserves une voix puissante au sein de l’Alliance. Malheureusement, la CIOR n’a pas toujours bien compris le rôle consultatif qu’elle peut et qu’elle doit jouer. En cette période d’opérations impliquant un très grand nombre de réservistes de plusieurs pays, ce rôle est capital. Après une analyse pertinente des enjeux partagés par divers pays et des pratiques exemplaires appliquées dans ces pays, la CIOR compte élaborer des conseils pratiques concernant les problèmes majeurs. Il peut s’agir de pratiques exemplaires visant à améliorer le soutien des employeurs envers les réservistes qui servent dans des missions critiques ou encore de politiques et de règlements permettant de remplir la responsabilité de la structure militaire d’un État membre, de sorte que les réservistes obtiennent tout le soutien voulu lorsqu'ils réintègrent la vie civile à la suite de ces missions - et plus particulièrement s'ils subissent des blessures ou un traumatisme de quelque nature que ce soit.

De plus, la CIOR examine son partenariat avec d’autres organisations de réserve ayant des rôles différents, mais complémentaires, comme la CIOMR qui s’intéresse principalement à des questions d’ordre médical ou l’AESOR qui agit au nom des militaires du rang. La CIOR doit établir des ponts, tirer profit de possibilités ouvrant sur une plus grande efficacité et travailler en collaboration afin que toutes les recommandations et activités découlent d’une démarche globale et coordonnée. 

Enfin, la CIOR consolidera son avancement dans le domaine du perfectionnement professionnel en continuant d’offrir une vaste gamme de programmes de pointe et peu dispendieux aux réservistes, aux pays qui en font partie et aux pays membres de l’OTAN.  Ces programmes, qui constituent des occasions uniques pour les réservistes des pays membres de l’OTAN, favorisent le perfectionnement professionnel et la connaissance de la situation à l’égard des problèmes contemporains des réserves ayant des incidences sur l’Alliance Atlantique et ses partenaires. Ce sont de véritables réussites pour l’organisation, représentant des résultats clairs et concrets. La CIOR entend améliorer encore davantage les activités liées au perfectionnement professionnel des réservistes.    

L’association des officiers de réserve des États?]Unis (ROA US) s’intéresse au message du président de la CIOR

« Grâce à un programme bien rempli et à un état?]major dynamique constitué de réservistes en service de tous les grades, le Capitaine de vaisseau McNary a entrepris la présidence de la CIOR en établissant des objectifs clairs », observe le Mgén Evan « Curly » Hultman, AUS (retraité), le dernier président américain de la CIOR, de 1992 à 1994. Et il ajoute : « Le Captv McNary a travaillé en très étroite collaboration avec son prédécesseur, le Lcol (GAR) Hans-Jürgen Schraut d’Allemagne, à l’élaboration d’un programme détaillé et visionnaire sur les enjeux de la sécurité au XXIe siècle ».  Le vice?]président actuel de la CIOR, le Cam G. Robert Merrilees, USCGR (retraité), présente le Captv McNary aux chefs du Service Reserve Component, au secrétaire adjoint de la US Defense for Reserve Affairs et au directeur exécutif de la ROA US, le Ltgén Dennis McCarthy, USMC (retraité), l’ancien chef du Marine Corps Reserve. « Le Capitaine de vaisseau McNary a présenté un exposé très instructif à l’assemblée elle?]même et un autre, au comité de la CIOR/CIOMR. Bien qu’il y ait une distinction entre l’ensemble des délégués et les délégués officiels, il s’est intéressé aux deux groupes », déclare l’Amiral Merrilees. « La CIOR s’adapte tout à fait au thème de l’éducation, un rôle sur lequel la ROA US compte désormais mettre l’accent ». ajoute?]t?]il.  Les exposés PowerPoint du président de la CIOR à la ROA US et au comité de la CIOR sont affichés à : http://www.cior.net/speeches_f.htm