En direct de Kaboul – Un réserviste britannique explique les défis du déploiement

par le Lieutenant Scot Cregan, réserve navale des États-Unis
Affaires publiques -  CIOR
Le major Steve Hudson de l’armée britannique est un homme qui vit pour le danger. En tant que membre du groupe d’élite SO16 de protection diplomatique de la police métropolitaine de Londres, il fait régulièrement face à des menaces qui pourraient exiger une intervention militaire rapide.

Le major Hudson se trouve maintenant  à Kaboul, où il tâche de transmettre l’expertise qu’il a acquise dans les milieux militaire et civil à des sous-officiers de l’armée afghane. Il a quand même pris un peu de son temps pour s’adresser par téléconférence aux membres de la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR) lors de son congrès d’été à Riga, en Lettonie.

Le major Steve Hudson de la réserve de l’armée britannique durant une pause au Camp Alamo à Kaboul, en Afghanistan. Le major est commandant adjoint d’une équipe d’instruction des sous-officiers composée de 26 réservistes de l’armée, dont 20 Britanniques, 4 Américains et 2 NéoÔø‡]Zélandais.

 

Le major Hudson a parlé de sa mission, du bien-être des réservistes et des leçons retenues. En tant que commandant adjoint d’une équipe d’instruction des sous-officiers composée de 26  réservistes de l’armée, dont 20 Britanniques, 4 Américains et  2 Néo-Zélandais, il est exposé à toute la gamme des défis que peuvent affronter les soldats-citoyens.

Avant d’être envoyé à Kaboul, le major Hudson avait participé à une mission au Kosovo. Pendant qu’il servait son pays à l’étranger, il a dû subir plusieurs épreuves personnelles dans son pays.

« Essentiellement, on m’a mis à la retraite, »  explique Hudson en parlant de son ancien employeur civil. Plusieurs de ses soldats ont fait face à des problèmes similaires sur le plan de la sécurité d’emploi et des avantages sociaux, ce qui constitue une source de stress non seulement pour eux, mais aussi pour leurs familles.

En dépit de la situation dans leur pays, Hudson et les membres de son équipe se concentrent sur la mission à accomplir. Toutefois, en terminant son allocution, le major a déploré qu’on ne fasse pas toujours une utilisation efficace des réservistes :

« Ne gaspillez pas la bonne volonté [des réservistes]. Certains commandants ne portent attention qu’aux qualifications militaires, alors qu’elles ne sont que la pointe de l’iceberg », a-t-il déclaré. « Nos réservistes possèdent souvent une vaste expérience et des connaissances remarquables acquises dans leur profession civile. Malheureusement, cette ressource reste en grande partie inexploitée. »

L’auditoire a remercié le major Hudson pour son exposé pertinent de la situation sur le terrain. Plusieurs des sujets qu’il a abordés correspondent au thème du congrès, soit les soins offerts aux réservistes après un déploiement.

« C’était fantastique d’avoir un lien direct et en temps réel avec un soldat sur le terrain, » affirme le lieutenant-colonel Tony Welsh des Forces canadiennes, l’organisateur du symposium. « Les points soulevés [par le major] ont vraiment appuyé la pertinence des questions abordées lors du Symposium. »

La CIOR est la plus importante organisation militaire d’officiers de réserve au monde; elle représente les intérêts de plus de 1,3 million de réservistes dans ses 34 pays membres.

Le lieutenant Cregan est officier des affaires publiques de la réserve navale des États-Unis et membre du Comité d’affaires publiques de la CIOR.