Les Canadiens joignent leurs forces pour appuyer les réservistes de l’OTAN |
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| Par Capitaine Mark Giles |
C’est un coup double pour les deux officiers de la Réserve du Canada qui occupent actuellement des postes de direction au sein de l’OTAN. Lors du rassemblement des cadres militaires, soit la réunion intermédiaire de la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR) tenue au manège militaire Moss Park, au centre‑ville de Toronto, en avril, les deux officiers ont parlé de l’importance des organisations qu’ils servent. |
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La réunion intermédiaire s’est déroulée sans artifice, mais elle a atteint son objectif : permettre à la présidence canadienne et aux représentants des pays membres de continuer à planifier en vue du congrès estival à Riga, en Lettonie et se pencher sur l’avenir de l’organisation. La présidence de la CIOR est attribuée en rotation aux pays membres pour un mandat de deux ans. Le Canada assume la présidence de la CIOR de 2006 à 2008. Il met de l’avant un programme très chargé, notamment des études sur les points communs des pays membres quant au soutien et aux soins des Réservistes qui reviennent de déploiements opérationnels, et sur les moyens de garantir et de faire augmenter le soutien des employeurs quant au service des réservistes. Ce dernier sujet est particulièrement important lorsqu’on tient compte que de plus en plus de réservistes à l’échelle internationale effectuent de longs déploiements opérationnels, et ce, plus fréquemment qu’auparavant. « La CIOR permet aux associations d’officiers de la Réserve de se dissocier des ministères nationaux de la défense pour parler, souligne le Capitaine de vaisseau Carman McNary, président de la CIOR. Nous nous efforçons d’offrir un service rentable, de fournir des conseils efficaces et de produire des résultats pour l’OTAN, tout en établissant des liens et des partenariats avec le secteur civil, afin de convaincre les employeurs des avantages que représentent pour eux les réservistes. » La CIOR défend les intérêts d’environ 1,3 million de réservistes de 34 pays membres. Elle sert d’ailleurs de cadre pour les associations nationales d’officiers de la réserve à l’OTAN. Elle est appuyée par le Comité des forces de réserve nationales (NRFC) de l’OTAN. Celui-ci, composé de délégués de 22 pays représentant les questions de réserve de leurs pays respectifs à l’OTAN, œuvre afin de consolider la préparation des forces de réserve de l’alliance, c’est‑à‑dire en donnant des conseils à la CIOR et en servant d’organisme de soutien. Le Major‑général Herb Petras, président du NRFC et chef – Réserve et cadets, a assisté à la réunion intermédiaire de Toronto. Même si le président du NRFC s’adresse aux délégués du CIOR lors des rassemblements d’envergure, soit au congrès d’été et aux réunions d’hiver, auxquels participent tous les délégués, il semblait s’agir, dans toute l’histoire de la CIOR, de la première fois qu’il parlait devant un groupe de cadres plus restreint comme celui de la réunion intermédiaire. En insistant sur le fait que les réservistes peuvent faire une contribution importante à l’échelle nationale et même à l’échelle des capacités de l’OTAN, le Mgén Petras a fait ressortir qu’il était essentiel de tenir compte des réservistes dans le processus de planification opérationnelle et de promouvoir leur capacité d’appuyer des opérations nationales et internationales. De plus, il a souligné le rôle important de la CIOR, pour ce qui est d’échanger les expériences et les leçons acquises concernant la réserve dans différents pays. « Le travail que vous faites rehausse la crédibilité de vos organisations », a ajouté le Mgén Petras. Sur le plan de la structure, la CIOR utilise les comités permanents pour appuyer l’élaboration de politiques et de conseils, dont ceux qui sont axés sur la collaboration civilo-militaire, les affaires publiques, les questions juridiques, les attitudes en matière de défense et la sécurité. Le programme Partenariat pour la paix est depuis bien des années un outil très utile pour l’intégration des militaires en herbe et des nouveaux militaires à l’OTAN. La CIOR offre, entre autres, les services suivants : un atelier et un séminaire à l’intention des jeunes officiers de la réserve, une compétition de compétences militaires mettant à l’épreuve les aptitudes et les connaissances nécessaires au combat, ainsi qu’une école de langues pour les formations en langue seconde (français et anglais) afin de faciliter l’interopérabilité entre les alliés et les pays associés. En marge de toutes ces activités, durant toute l’année, le CIOR fait participer ses représentants à des discussions sur les enjeux importants pour tous les pays membres. La réunion intermédiaire qui a eu lieu à Toronto était la dernière rencontre avant le congrès d’été. Le président de la CIOR a précisé ses attentes : des progrès et des résultats de la part des comités et de tous ceux qui participent à la planification. « Le congrès à Riga est important puisqu’il nous permettra de réaliser des progrès quant à l’examen des questions qui importent vraiment aux réservistes, souligne le Capv McNary. Nous devons aller de l’avant à Riga afin de gagner du terrain en vue d’atteindre nos objectifs pour 2008 et à l’avenir. » * Le Capt Giles est OAP de l’équipe de la présidence canadienne de la CIOR.
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